No culture, no future !

Si le nouveau coronavirus a renvoyé chez eux, sans demander de la permission, artistes et autres professionnels du secteur culturel et créatif, que cette période soit activement utilisée pour préparer l’avenir proche. Plus qu’une réaction urgente à la peur et à l’imprévisible, que le moment présent soit avant tout une fenêtre lumineuse d’opportunité pour l’État et les acteurs culturels d’entamer une phase renouvelée de pensée et d’action.

Il est impératif que les autorités apportent une réponse rapide à cette pandémie, mais aussi commencer en parallèle (et pas seulement à cause du moment actuel – je souligne cet aspect) une voie plus ambitieuse de valorisation effective des arts et de la culture, renforçant la résilience du secteur et reconnaissant sa valeur au sein du tissu social.

On ne peut pas tomber dans l’idée paradoxale de Lampedusa (dans Il Gattopardo) que tout doit changer pour que tout reste pareil. Comme déjà souligné, cette fois peut et doit servir avant tout à, plus que « juste » réagir à un phénomène conjoncturel qui a évidemment un impact négatif très pertinent, repenser la culture en général et ses secteurs spécifiques, le rôle de l’État, son rapport à l’univers artistique, l’articulation avec les contextes éducatifs et les communes, la production législative sur les espaces performatifs, le public. Dans cette mesure, le thème du statut socioprofessionnel des artistes et autres professionnels des arts, du spectacle et de l’audiovisuel est absolument essentiel. Non seulement pour réguler, stabiliser et renforcer le secteur, mais aussi pour créer des mécanismes et des instruments leur permettant de réagir avec plus de cohérence, d’équité, d’adéquation, de robustesse et d’efficacité, même dans des situations telles que la situation actuelle.

 

José Martinho, Conseiller communal Le Centre, Lausanne