Il faut rapidement donner des perspectives d’avenir à la jeunesse en détresse

Voilà plus d’un an que la crise sanitaire s’est invitée dans nos vies et il est essentiel de pouvoir donner des perspectives à nos jeunes.

 

Non seulement on a constaté une augmentation des risques de maltraitance ; mais plus discrètement au niveau psychique, les jeunes sont nombreux à souffrir en silence et à développer des états anxieux, un trouble du sommeil et du stress. Un certain nombre angoisse même fortement d’apporter le virus à la maison, installant un inconfort psychologique dans la famille.

 

Le nombre de dépressions chez les jeunes a quant à lui augmenté de 50% depuis le début de la pandémie. Une inquiétante recrudescence des troubles du comportement alimentaire a été observée, de même que des prises de poids liée à l’arrêt des activités physiques, voire même des états suicidaires…

 

En tout état de cause, on assiste à une augmentation significative des consultations psychiatriques et certains jeunes dénoncent le fait que les spécialistes leur proposent de manière assez systématique des médicaments !

La motivation, l’envie d’entreprendre, la santé psychique des jeunes sont mises à rude épreuve durant cette pandémie ; c’est le cas également pour ce qui concerne leurs perspectives professionnelles. Il n’est déjà pas évident de trouver un apprentissage en temps normal, mais en temps de pandémie la situation est encore plus compliquée et génère une tension aigue chez nos jeunes. On note également des problèmes financiers pour une partie de ceux qui ont commencé un apprentissage, et n’ont pas pu le terminer. Pour d’autres qui avaient déjà quitté le domicile familial, la crise sanitaire avec son lot de problèmes financiers les a obligés à y retourner provoquant certains malaises au sein des foyers. L’absentéisme lié aux quarantaines met également une forte pression sur eux.

 

Or il est important de redonner une vision d’avenir positive aux jeunes. Quelques actions simples à mettre en œuvre peuvent contribuer à cela :

 

Premièrement, la mise en place de groupes de parole (dans le respect des gestes barrière), dans lesquels les jeunes seraient entourés d’assistants sociaux, coach, psychologues, artistes, sportifs, ainés, et pourraient exposer leur situation, leurs questions, leurs projets, en bénéficiant d’une écoute attentive et de réponses variées et peut-être de solutions personnalisées.

Deuxièmement, soutenir la plateforme interactive permettant à tous les employeurs de proposer des apprentissages (orientation.ch) et aux jeunes de déposer toute information relative à leur recherche de places d’apprentissage, ceci n’étant pas proposé par cette plateforme. Y inclure la liste des associations, représentants d’organismes de développement, fondations, associations des jeunes et du secteur privé.

 

Nous devons avoir foi dans notre la jeunesse ; elle s’en sortira grâce à son énergie, sa créativité, ses ambitions, ses passions. Mais nous devons également tendre une oreille attentive au mal-être imposé par une crise qu’elle subit de plein fouet.

Il est plus que jamais nécessaire de s’engager pour que notre jeunesse soit plus soutenue et mieux suivie ; nous devons lui permettre de communiquer, d’interagir et de participer aux décisions et à l’élaboration de politiques concernant directement son avenir. Le Centre s’engage dans ce sens.

 

Patricia Massera, Membre Le Centre Lausanne