Agir pour prévenir la dégradation de la ville

Que se passe-t-il à Lausanne, pour que ses habitants et les touristes qui y séjournent se
sentent moins en sécurité qu’à Zürich, et même à Genève, sans même parler de certaines
villes européennes bien plus grandes ?

Le sentiment d’insécurité touche toutes les couches de la population, femmes et hommes,
jeunes et moins jeunes, en raison de plusieurs facteurs pas toujours identifiés avec évidence.
Ceux qui sont le plus souvent évoqués sont liés à l’environnement direct lorsque l’on
chemine dans les rues et places d’une ville, ainsi qu’aux questions liées à la salubrité.
La propreté des rues et de certains endroits retirés, de même que des WC publics non
accessibles en tout temps, notamment, sont de nature à laisser un goût, (et une odeur)
nauséabonds. Une ville salle laisse à penser que l’on n’est pas en sécurité, même si ce n’est
qu’un sentiment. Choisir par quelle rue cheminer pour vaquer à ses occupations sans
s’inquiéter de l’endroit où l’on se trouve paraît tout simplement légitime, et cela, de jour
comme de nuit. La dégradation de l’espace public contribue également au sentiment
d’insécurité.

Il est donc primordial d’entretenir les espaces publics et de remédier rapidement aux dégâts
causés intentionnellement ou pas. Quant au deal de rue au centre-ville, mais aussi dans les
quartiers et, parfois, à proximité des écoles, il reste un problème qui n’est malheureusement
pas encore réglé.

On peut saluer les efforts de la Ville dans la lutte contre le harcèlement, mais il reste encore
beaucoup à faire afin de garantir que Lausanne reste une ville où il fait bon vivre.

René Bezençon, Vice-Président, Le Centre Lausanne